Ces sportifs qui ont obtenu une bourse pour étudier aux USA #3

Ces sportifs qui ont obtenu une bourse pour étudier aux USA #3

Tu es sportif(ve) et tu rêves de partir étudier à l’étranger? De vivre les folles aventures des plus grandes facultés américaines? Cet article est pour toi!

On ne va pas vous lister les différentes étapes pour obtenir une bourse aux États-Unis car vous avez tous des profils différents et des motivations qui sont propres à chacun de vous. Au contraire, nous avons décidé de vous montrer qu’il y a plusieurs moyens d’arriver à ses fins !

Afin que vous puissiez avoir des témoignages et des expériences qui ne soient pas similaires, bien que vécues dans le même pays , je suis partie à la rencontre d’Adam , Mike et Jean-Michel : trois sportifs qui ont accepté de partager leurs périples avec vous .

Embarquement immédiat pour les USA : Go !

 

J’ai obtenu une bourse pour étudier et jouer au tennis aux USA

JEAN-MICHEL, 28 ans . Business Manager pour une société de conseil, Bruxelles (Belgique)

Quelle type de bourse as-tu reçu, pour quel cursus scolaire et quel sport ?

« J’ai bénéficié d’une Full Scolarship, une bourse qui couvrait l’intégralité de mes frais de scolarité et une partie du logement. J’ai suivi un cursus pour obtenir un MBA Computer Science et j’ai donc joué pour l’équipe de tennis universitaire »

Que représentait ton sport à tes yeux à ce moment là ? Un moyen d’étudier ailleurs , une réelle envie d’en faire ton métier ou juste un loisir ?

« Pour moi, c’était vraiment un moyen d’aller étudier aux États-Unis . Le niveau moyen français étant l’un des meilleurs au monde, nombreux sont les joueurs qui obtiennent des bourses pour aller jouer en première division américaine »

Peux-tu nous dire dans quelle ville as-tu vécu ton expérience ?

« J’étais dans une petite ville qui s’appelait Cleveland, c’est dans le Mississippi, à quelques kilomètres de Memphis qui est une grande ville. Très particulier, car c’est le dernier État à avoir aboli l’esclavage . Vu ma couleur, ça rendait l’expérience assez dingue! »

Comment as-tu eu l’idée de partir étudier à l’étranger et qu’est ce que ça t’as apporté humainement & culturellement ?

« C’est une pratique très commune dans le monde du tennis, j’ai su dès mes 13/14 ans que ça serait une option possible et beaucoup de gens de mon entourage l’avaient déjà fait. C’est même un business en fait d’envoyer des joueurs dans les facultés américaines.
Dans le Mississippi c’est particulier car ça change ta vision des États-Unis. Nous on est habitué aux séries américaines, New York, la Californie etc. Là t’es dans le fin fond de l’Amérique, les gens ne sont pas en avance sur leur temps du coup on voit encore des comportements atypiques (choqués par les couples mixtes ou les styles vestimentaires). J’avais un peu d’appréhension, car c’est le berceau du Ku Klux Klan et il y a un bagage culturel assez particulier. Néanmoins, on y trouve aussi des gens très accueillants. Par exemple, quand la faculté fermait pendant les vacances, on m’invitait toujours à rester dans les familles ce qui fait que j’ai pu vivre des Thanksgiving, des fêtes de Noël ou des jours de l’an à la tradition américaine. J’y étais accueilli à bras ouverts malgré tout, donc culturellement et humainement c’était une expérience inoubliable. Sans oublier les matchs universitaire avec la foule en délire : c’était de la folie! »

Peux-tu nous parler des moyens et des procédures que tu as du mettre en œuvre ? Est-ce que cela t’as semblé difficile ou au contraire plutôt simple et rapide ?

« Dans le cadre du tennis c’est assez particulier . Tu payes une sorte d’agent qui te met en relation avec les facultés (d’ailleurs je n’ai pas choisi d’aller dans à Cleveland, c’est juste que c’était l’endroit qui proposait les meilleurs bourses). Ils ne font pas grand chose en fait, leur principale valeur ajoutée c’est surtout cette mise en relation.
Du coup, les procédures sont quand même très longues. Le visa c’est pas le plus difficile à obtenir, le plus compliqué c’est la conversion des diplômes à effectuer pour évaluer la candidature par rapport à leur système scolaire et savoir en quelle année d’études tu dois entrer. Il y aussi des tests à passer.
Le reste, c’est de la paperasse et de l’administratif donc il manque toujours des papiers, il y a toujours des choses à renvoyer et des temps d’attente…
Jusqu’au dernier moment on peut te refuser le visa, donc c’est une situation plutôt stressante!
Il y a quand même des prérequis financiers (15000€ à avoir sur son compte) et il faut apporter les preuves de retour sur le territoire, c’est à dire montrer qu’on a une vie en France qui nous attends et que le visa aux États-Unis concerne bien une demande temporaire »

Quel(s) conseil(s) pourrais-tu donner aux jeunes qui souhaiteraient réaliser la même chose et se lancer dans l’aventure ?

« Moi je recommande aux gens de partir sans hésiter! C’est ultra-enrichissant, t’es au contact d’une autre culture, peu importe les pays du Monde en fin de compte. Dans mon cas, j’ai eu la chance d’évoluer dans la conférence Est et donc de voyager en Floride, en Alabama, en Géorgie, de visiter de nombreuses villes comme la Nouvelle-Orléans. J’ai rencontré beaucoup de monde, découvert un bon nombre de populations, il y a quand même une pauvreté incroyable…
Ça permet de grandir, d’acquérir de la maturité puis ça ouvre les yeux surtout! Moi personnellement, ça m’a fait prendre conscience qu’en France on est quand même au-dessus du lot sur pas mal de choses. Avant de partir aux USA on se dit WAHOU puis au final, une fois sur place, je ne me suis jamais imaginé vivre là-bas, avoir des enfants parce que quand tu vois ce que coûte l’école par exemple… Après mes années à Cleveland, je suis parti vivre à New York , une ville totalement à l’opposé, du coup j’ai pu découvrir le côté un peu plus flamboyant.
En tout cas, voyager, c’est une chose à faire! »

Une anecdote à partager avec nos lecteurs ?

« Dans le Mississippi, le port d’armes est autorisé et donc quand tu te balades dans la rue, tu vois des gars qui portent une arme sans problème. De ce fait, le tir est une activité normale. Tu peux être avec ton pote, il te propose d’aller acheter des balles à Walmart et tu retrouve à viser des briques de lait  sur un terrain vague. Très rigolo à faire!
Ce qui m’a aussi surpris, c’est qu’il n’y en a pas un seul qui a réussi à dire Jean-Michel correctement! Du coup, pendant 3 ans, je me suis appelé John-Mickael ! »
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