Ces sportifs qui ont obtenu une bourse pour étudier aux USA #2

Ces sportifs qui ont obtenu une bourse pour étudier aux USA #2

Tu es sportif(ve) et tu rêves de partir étudier à l’étranger? De vivre les folles aventures des plus grandes facultés américaines? Cet article est pour toi!

On ne va pas vous lister les différentes étapes pour obtenir une bourse aux États-Unis car vous avez tous des profils différents et des motivations qui sont propres à chacun de vous. Au contraire, nous avons décidé de vous montrer qu’il y a plusieurs moyens d’arriver à ses fins !

Afin que vous puissiez avoir des témoignages et des expériences qui ne soient pas similaires, bien que vécues dans le même pays , je suis partie à la rencontre d’Adam , Mike et Jean-Michel : trois sportifs qui ont accepté de partager leurs périples avec vous .

Embarquement immédiat pour les USA : Go !

 

J’ai obtenu une bourse pour étudier et jouer au basket aux USA

MIKE, 27 ans . Artiste, Asnières-sur-seine (92)

Quelle type de bourse as-tu reçu, pour quel cursus scolaire et quel sport ?

« Dans mon cas ce n’est pas une bourse que j’ai reçue . Je suis passé par un organisme qui s’appelle Experiment (il regroupe plusieurs structures pour les échanges à l’étranger, ma sœur a pu être au-pair par exemple) . Ça m’a permis d’intégrer une famille d’accueil pour aller à l’université . Globalement c’est un peu un échange de service, je suis un garçon donc je n’étais pas une nounou mais je faisais partie intégrante de la famille (ils m’ont par exemple donné des livres de cuisine pour que je puisse faire à manger tous les jours etc…)
Concernant le sport, ce n’était pas écrit d’avance . C’est en intégrant l’université que j’ai pris l’initiative de rejoindre l’équipe de Basket universitaire et de fil en aiguille ça a pu se faire »

Que représentait ton sport à tes yeux à ce moment là ? Un moyen d’étudier ailleurs , une réelle envie d’en faire ton métier ou juste un loisir ?

« En cohérence avec le système scolaire américain, j’avais des crédits me permettant d’accéder à un certains nombre de cours . Le basket est l’une de mes passion, c’est donc tout naturellement que je l’ai pris comme une matière à sélectionner dans mon cursus en fait . Effectivement, j’avais tous les rêves d’un basketteur et du coup, la place du sport était prioritaire dans ma démarche . En revanche, ça ne m’a pas empêché de m’intéresser à d’autres matières et donc de prendre des cours de psychologie , d’allemand et de langage des signes »

Peux-tu nous dire dans quelle ville as-tu vécu ton expérience ?

 » Il était prévu que je sois à New York puis les circonstances ont fait que je me suis retrouvé en Californie, plus précisément à San Francisco »

Comment as-tu eu l’idée de partir étudier à l’étranger et qu’est ce que ça t’as apporté humainement & culturellement ?

« Ma sœur l’avait fait 3 ans auparavant donc je connaissais déjà la structure et ce qu’elle proposait comme services .
En temps que français, qu’on arrive sur le territoire, on a des idées toutes faites, qui sont celles des films , de la publicité et de tout ce bagage culturel qu’on a des États-Unis : j’ai trouvé ça assez particulier de constater que c’était réel, limite t’as l’impression que les gens dans la rue sont des acteurs quoi ! Du coup culturellement, j’ai eu l’impression de rentrer dans la magnificence américaine .
Après par rapport à la famille d’accueil, c’était particulier parce que là on ne parle même plus de culture, mais d’immersion au sein d’un foyer, de l’éducation à l’américaine avec le principe de l’enfant roi etc . Et c’est impressionnant de voir  que le premier geste est d’ouvrir un compte pour garantir la possibilité de faire des études ! En tout cas, j’ai pu y apprendre l’anglais très rapidement, en 3 mois j’avais déjà un très bon niveau, ce qui a éradiqué cette peur de la langue .
Humainement, il y a une forme d’hypocrisie américaine qui force un peu la courtoisie et où tout le monde essaye d’être le plus vrai et aimable possible . Ça m’a permis de casser rapidement cette forme de froideur propre aux français et européens de façon plus globale .
Au niveau du basket, je me suis rendu compte d’une chose  : c’est qu’un équipe qui serait l’équivalent d’une départementale du 77 chez nous , la même version aux États-Unis c’est impressionnant ! Un grand gymnase , un grand staff avec de beaux équipements (des maillots, des survêtement, des t-shirt d’échauffement…) , des vestiaires, en gros, de supers infrastructures avec un gros engouement ! »

Peux-tu nous parler des moyens et des procédures que tu as du mettre en œuvre ? Est-ce que cela t’as semblé difficile ou au contraire plutôt simple et rapide ?

« Il fallait avoir moins de 26 ans. Il y avait un dossier assez complet à constituer pour pouvoir postuler (lettre de motivation, des photos, fiche d’inscription…) , ainsi que d’autre pré-requis type permis ou BAFA . Il fallait également payer 1000€ à l’organisme pour la mise en place etc.
J’ai trouvé ça relativement compliqué car il y avait quand même trois entretiens à passer, après ça permet de faire un filtre entre les personnes réellement motivées ou non »

Quel(s) conseil(s) pourrais-tu donner aux jeunes qui souhaiteraient réaliser la même chose et se lancer dans l’aventure ?

« Dans un premier temps, je pense que ce sont des expériences intéressantes à faire de la sortie du bac jusqu’à 25 ans car si on le fait trop tard, on n’a pas la possibilité que ça nous serve pour nous construire en tant qu’adulte . Par exemple, c’est totalement inclus dans le cursus des jeunes Australiens et je trouve que c’est un très gros avantage .
Après d’une manière générale, je recommande à n’importe qui de voyager, peu importe le moyen, l’organisme ou le pays . Ça oblige à une adaptation qui ne meurs jamais et surtout ça développe aussi une qualité : celle de prendre en compte les étrangers qu’on peut nous aussi rencontrer dans notre vie de tout les jours, nous rendre en quelque sorte, plus ouvert au prochain »

Une anecdote à partager avec nos lecteurs ?

« Mon anecdote est un fun fact ! Pour une raison bénigne, j’ai du changé de famille d’accueil à mon arrivée . Du coup, je me suis retrouvé à l’aéroport à 4h du matin pour rejoindre ma nouvelle famille. Au moment d’enregistrer mes bagages, on m’a demandé de m’acquitter d’une somme de 50$ , chose que je n’avais pas du tout prévue. J’étais arrivé depuis trop peu de temps sur le territoire, ce qui fait que je n’avais pas de carte bancaire et j’avais utilisé tout mon cash . Ma coordinatrice sur place ne répondait pas, surement parce qu’il était très tôt… Je me suis retrouvé à errer, en essayant de vendre ma montre avec toutes les difficultés de la barrière de la langue etc.
Au bout d’un moment je suis retourné voir la guichetière pour lui demander de passer un autre appel et j’ai réussi à joindre un des seuls français que j’avais rencontré . Il a eu la possibilité de régler la somme à distance par carte bleue : la délivrance ! J’ai pu prendre le vol suivant et ce fût le début de mon aventure! »
Ces sportifs qui ont obtenu une bourse pour étudier aux USA #1, football
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