Après un séjour en Irlande, il crée une appli pour les agriculteurs

Après un séjour en Irlande, il crée une appli pour les agriculteurs

En 1989, Fabien Peyaud a 12 ans. Il passe des vacances avec ses parents à Galway, un petit village d’Irlande.

« J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet endroit et ce pays », confie aujourd’hui ce quadragénaire qui pose ses valises en 1996 sur cette île britannique pour y finir ses études. Il n’en repartira pas. Il rencontre sa future femme, Irlandaise, et s’installe. « Le pays vivait une période de croissance énorme, j’ai trouvé un travail très rapidement. »

Fin de la paperasserie énorme pour les agriculteurs

Après dix ans passés dans une société, l’ancien gamin de Chânes, se tourne « par envie » vers l’informatique, « apprend sur le tas », déménage en 2005 à Roscrea, une petite ville du centre de l’Irlande et décroche un emploi dans une coopérative agricole. En 2011, il crée le concept herdwatch que l’on peut traduire approximativement par « gestion de troupeau ». « J’avais vu l’immense besoin d’informatiser les agriculteurs qui notaient tout par écrit sur papier ou dans un livre. C’était une paperasserie énorme et un gros stress pour eux avant de passer les contrôles sanitaires. À l’époque, hormis la Hollande, peu de pays proposait un produit connecté capable de les aider au quotidien (lire par ailleurs). »

On viendra en France quand on sera prêt, dans un an, un an et demi.

Fabien Peyaud. PDG et confondateur de Herdwatch

6 000 utilisateurs, 35 000 à terme

« Je me suis concentré sur cette appli avant de la lancer sur le marché irlandais en 2014. L’Irlande est un pays très rural, sur 5 millions d’habitants, 1,5 million sont agriculteurs et il a plus de 100 000 éleveurs de bétail. » En 2016, herdwatch s’implante en Angleterre, en Écosse et au Pays de Galles et totalise aujourd’hui 6 000 membres. La société de Fabien Peyaud emploie une dizaine de personnes. Sa présence en septembre dernier au Space de Rennes en Bretagne, le Salon international des productions animales, lui donne de nouvelles perspectives, même si le marché britannique représente un fort potentiel de développement, 35 000 « clients » à terme. « Cet énorme salon m’a ouvert les yeux sur les opportunités qu’offre le marché français. Mais on prend notre temps, on viendra quand on sera prêt, dans un an, un an et demi peut-être. »

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