Welcome to Africa #2

Un premier retour en Afrique… raté : désillusions d’une repat 

Quand j’ai décidé de poser mes valises sur le continent africain, je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. Tout ce que je désirais, c’était fuir Paris et sa grisaille, trouver le plus vite possible un emploi correspondant à ma formation et ce peu importe le pays.

 

Le grand saut 

J’ai étudié les relations internationales et il est vrai qu’au début, j’ai postulé de manière aveugle au Gabon où j’ai très vite été embauchée pour m’occuper de questions institutionnelles relatives aux organisations régionales panafricaines. J’ai cherché cet emploi comme une oasis dans le désert et je ne vais pas mentir, j’ai trouvé l’offre généreusement déposée sur la plateforme de mon école.  Emballée par le poste, j’ai fait mes valises à la vitesse de l’éclair. En une semaine, tout était bouclé, mes affaires étaient vendues, mon appartement vide, mes valises pleines, et j’avais même la grâce d’avoir une amie assez généreuse pour me conduire des Hauts-de-Seine à Roissy Charles de Gaulle. J’étais terriblement excitée et le contrat me donnait des ailes. Ils avaient en effet pris en charge mon billet aller après s’être assurés que j’étais en possession légale de tous mes papiers.

 

L’annonce

Malgré les critiques et les peurs de mon entourage, j’étais obsédée par l’idée d’un « retour » ou plutôt d’un « aller » car je ne connaissais pas le Gabon, et je n’ai aucun lien avec l’Afrique centrale. Autant dire que je partais à l’aventure comme une Indiana Jones des Temps Modernes, vous savez, comme ces afro-américains qui quittèrent l’Amérique à l’époque sans vraiment savoir où aller et qui finirent par s’installer en Sierra Leone à Freetown. Je voyais déjà la vie merveilleuse que j’allais avoir là-bas, pensant sincèrement que j’allais vivre dans une abondance inimaginable, et que de toute façon, je n’allais jamais avoir de problème de « clash de culture » parce qu’après tout « nous étions tous des africains donc des frères ».

 

From Paris to Libreville

Après avoir fait mes adieux à ma famille et mes amis qui ne pensaient pas me revoir avant des années, j’ai pris tranquillement mon avion vers Libreville, une ville que je ne connaissais pas mais dont le nom me faisait croire que j’étais « libérée, délivrée » (si si j’ai vraiment fredonné cette chanson). Je me rends compte aujourd’hui que j’ai idéalisé le continent africain en rejetant vainement le pays où j’ai grandi, la France, qui malgré ses défauts, restait mon pays d’attache principale. Je vois déjà les panafricanistes me critiquer. On se calme ! Je n’ai jamais dit que je n’aimais pas l’Afrique bien au contraire, je vis et je respire pour elle mais quelques jours au Gabon ont suffi à me faire comprendre que j’aimais énormément ma campagne berrichonne et le Paris de ma jeunesse, et surtout que mon Afrique n’avait rien d’homogène.

 

Les premières désillusions

Je suis arrivée à Libreville, moi jeune Ouest-Africaine de cœur, en pensant retrouver les employés qui prennent un chariot et transportent vos valises moyennant quelques pièces, comme dans mes pays africains d’origine, le Togo et le Bénin. Grossière erreur et première désillusion … Mon désir de favoritisme s’est heurté à un petit aéroport où chacun se débrouillait seul, saisissait son chariot puis allait chercher son taxi ou attendait tranquillement son chauffeur. Vous pouvez vous dire que j’abuse mais plusieurs mois passés au Togo et au Bénin m’ont donné d’autres habitudes quand il s’agit de « rentrer au pays ».

To be continued… 

Welcome to Africa #1

Welcome to Africa #3

 

 

concours réussite ambition jeunes journaliste
Article précédent
Booste ta plume : tu te sens l'âme d'un journaliste ?
Passer le code à 30 euros code de la route permis malin
Article suivant
Passer le code à 30 euros, c'est possible

Pas de commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Retour
PARTAGER

Welcome to Africa #2